
Un 15 juin pour dire:
40 ans, c'est déjà trop! Il n'y a rien à négocier
9 juin 10 --
Tous à la manifestation à Paris. RDV FO ADP à 11H place de
la République (sous le ballon FO URIF). Départ à 11H30 pour Nation via Bastille.
...
Lire le préavis
de grève de FO ADP
COMMUNIQUE
Déclaration de Jean-Claude MAILLY,
Secrétaire général de FORCE OUVRIERE
Alors
que le gouvernement, selon Monsieur COPÉ, annonce qu’il présentera son projet de
loi sur les retraites le 15 juin, FORCE OUVRIERE lance un
appel aux travailleurs et à leurs organisations pour rejoindre, ce même jour,
l’appel à la grève interprofessionnelle de 24 heures et à la manifestation
nationale à Paris.
D’ores et déjà ce seront
plusieurs dizaines de milliers de salariés du public et du privé qui
manifesteront le 15 juin à Paris sur l’appel lancé par FORCE OUVRIERE, rejoint
nationalement par le SNETAA, la FGAF et par des militants d’autres
organisations.
Face à un projet qui sera
destructeur de droits sociaux, injuste socialement et inefficace économiquement,
FORCE OUVRIERE appelle les travailleurs à militer dès le 15 juin pour le retrait
du plan gouvernemental.
Paris, le 8 juin 2010
JOUR APRÈS JOUR
DU JEUDI 3 JUIN 2010
Protection
sociale
> LE
GOUVERNEMENT SEMBLE CALER SA RÉFORME DES RETRAITES SUR LES DESIDERATA DU
PATRONAT
Report de l’âge légal, allongement de la durée de la cotisation, pénibilité,
rythme d’application des mesures, les idées préconisées par le MEDEF ont le vent
en poupe auprès de l’exécutif à trois semaines de la présentation de
l’avant-projet de loi.
Il
ne faut pas se leurrer le seul but de la future réforme des retraites est
d’augmenter la durée du travail des salariés. Les déclarations émanant du
pouvoir exécutif le confirment jour après jour. La seule question qui le taraude
encore, c’est celle de la vitesse à laquelle les mesures liées au report de
l’âge légal et à l’allongement de la durée de cotisation doivent être mise en
œuvre. Alors que le gouvernement raisonnait jusque-là sur une «progressivité»
d'un trimestre par an, le Premier ministre François Fillon déclare aujourd’hui à
«l'Est républicain» que «la question du rythme est en débat». Histoire sans
doute de régler ses sabots sur ceux du Medef, dont la patronne Laurence Parisot
a plaidé mardi pour le rythme d’un semestre par an. Dans cet entretien au
quotidien régional, M. Fillon confirme aussi que «si on fait bouger l'âge légal,
on fait bouger tout en même temps» (voir notre article du mardi 1er juin). La
promesse d’une réforme juste par une répartition équitable des efforts semble
donc s’éloigner. Il en est ainsi de la prise en compte de la pénibilité
présentée comme un moyen de faire avaler la pilule aux salariés. M. Fillon ne
dit d’ailleurs pas un mot sur le sujet.
Son ministre du Travail, Eric Woerth s’en était chargé dans une interview
diffusée le week-end dernier par le Journal du Dimanche. «Nous réfléchissons à
une logique d'individualisation», y déclarait M. Woerth, qui ne veut pas lier la
pénibilité à un métier mais aux «effets différents qu'elle peut avoir sur
différentes personnes, et de (les) vérifier» Serait alors retenu l’approche dite
par exposition aux risques: contact avec des produits chimiques, travail de nuit
ou port de charges lourdes. Aux syndicats qui souhaitent que des branches
professionnelles soient considérées comme «pénibles» afin d’assurer à leurs
salariés un départ anticipé, le ministre a répondu: «je ne vais pas recréer des
régimes spéciaux». Le gouvernement se calerait là aussi sur les desiderata du
Medef. «Je préconise (…) de valider au cas par cas des mécanismes de
bonification de durée de cotisations ou des dérogations au report de l'âge légal
de départ en retraite», a proposé Mme Parisot. Rappelons que la prise en compte
de la pénibilité devait déjà être une contrepartie majeure de la réforme Fillon
de 2003 avant de s’enliser dans des négociations interprofessionnelles en raison
justement de la mauvaise volonté du Medef. En 2008, après la l’échec des
négociations, le gouvernement s’était engagé à reprendre en main ce dossier.
Sans suites.
A côté de cela, on ne sait toujours rien sur la fameuse taxe exceptionnelle sur
les hauts revenus et les revenus du capital. D’après le quotidien économique Les
Echos daté du 1er juin, le gouvernement en serait encore à étudier la
faisabilité technique d’une telle mesure alors que la présentation officielle de
l’avant-projet de loi sur la réforme des retraites doit intervenir dans moins de
trois semaines.
CONVENTIONS
COLLECTIVES - MERCREDI 2 JUIN 2010
Post-scriptum
> LES FEMMES SONT EXPOSÉES À LA RÉFORME DES RETRAITES!
Article de Marie-Alice Medeuf-Andrieu, Secrétaire confédérale, paru dans FO
Hebdo n°2945
Les avancées des femmes dans l’accès à l’emploi ne doivent pas masquer les
inégalités persistantes, dont la retraite cristallise l’ampleur. Les femmes sont
ainsi surexposées à la réforme des retraites en cours.
L’activité des femmes est très pénalisée par le nombre et l’âge des enfants, en
particulier pour les femmes les moins diplômées. À cela s’ajoutent des
inégalités salariales inacceptables, notamment le fléau du temps partiel
contraint.
Pour Force Ouvrière, les pistes ouvertes par le gouvernement pour la réforme des
retraites, qui consiste pour l’essentiel à «travailler plus longtemps», sont
très pénalisantes pour les femmes.
En effet, à ce jour, les femmes valident en moyenne deux fois moins souvent des
carrières complètes que les hommes (respectivement 41% contre 86%).
L’argument choc de l’espérance de vie est quant à lui encore plus discutable: au
nom de quoi les femmes, parce qu’elles ont une espérance de vie supérieure à
celles des hommes, devraient-elles travailler plus longtemps? Pourtant,
nombreuses sont déjà les femmes contraintes d’attendre l’âge de 65 ans pour
prétendre au bénéfice du taux plein pour le calcul de leur pension.
Ainsi, agir sur l’égalité salariale, à la veille de l’échéance du 31 dé-cembre
2010, fixée par la loi du 23 mars 2006, pour la suppression des écarts de
salaires, participe à réduire les inégalités en matière de retraite.
Aussi sommes-nous toujours en attente des sanctions financières récemment
annoncées par le Premier ministre, et également de l’ouverture d’une négociation
nationale interprofessionnelle spécifique à l’égalité professionnelle, intégrant
le temps partiel contraint et l’équilibre entre la vie personnelle et la vie
professionnelle.
La réforme des retraites met en exergue la réalité de la
situation des femmes au regard de l’emploi. Donc, agir contre
cette réforme c’est aussi agir pour l’égalité professionnelle,
vecteur de progrès pour tous.
JOUR
APRÈS JOUR DU MARDI 1 JUIN 2010
Protection
sociale
LE
VENIN DE LA RÉFORME DES RETRAITES
Pour FO, si les options du gouvernement venaient à se concrétiser, les salariés
seraient amenés à «travailler jusqu'à en mourir».
Le
pire n’est jamais sûr! Le gouvernement continue de distiller les annonces quant
à sa future réforme des retraites. Le ministre du Travail Éric Woerth a fini par
admettre ce week-end qu’il entendait non seulement reculer le droit au départ en
retraite au delà de 60 ans et allonger la durée de cotisation mais aussi
repousser de l'âge de la retraite à taux plein, qui est fixé à 65 ans depuis
1945. En clair, le décalage d’une borne entraînera le décalage de l’autre.
Explications. 60 ans, c'est l'âge à partir duquel on a le droit de prendre sa
retraite, sans abattement lorsque l’on a suffisamment cotisé (40 ans et six mois
en 2010). 65 ans, c'est l'âge auquel on peut liquider ses droits sans décote
quel que soit le nombre d'années cotisées. «L'âge, c'est en fait une fourchette.
Aujourd'hui, c'est 60 et 65, comme l’a souligné le ministre lui-même, avant de
préciser que «ces fourchettes bougeront évidemment». Concrètement, selon les
options avancées, si l'âge légal est décalé de trois ans, à 62 ou 63 ans, il en
sera de même pour la deuxième borne, qui passerait de 65 à 67 ou 68 ans. Le
ministre a également indiqué que le relèvement se ferait à terme à raison d'un
trimestre par an à partir de 2011.
«Dès lors, tout est possible en termes de dégradation sociale : 65, 66, 67... 70
ans», s’inquiète Jean-Claude Mailly dans un édito à paraître le 2 juin. Pour
lui, «en quelque sorte, cela revient à dire: travaillez jusqu'à en mourir, on
s'occupe du reste». Ce que son organisation se refuse à admettre. Dans ces
conditions, estime Jean-Claude Mailly, «seul un rapport de forces efficace peut
contraindre le gouvernement à renoncer» en rappelant que c'est dans cet esprit
que FO appelle le 15 juin à une journée de grève interprofessionnelle et à une
manifestation à Paris.
17 Mai 2010
Interview de Jean-Claude MAILLY
«SARKOZY VEUT TAXER LES HAUTS REVENUS? CHICHE!»
...Lire
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Mise à jour le
mercredi 09 juin 2010
Sommaire de la page:
Les 7 erreurs
1-- On vit de plus en plus vieux, c’est normal de
travailler plus longtemps.
Non,
car si on vit plus longtemps, c’est aussi parce que l’on n’est plus
obligé de travailler et de s’épuiser jusqu’au bout!
2-- Le système de retraite est inégalitaire.
Non,
c’est le système économique qui génère des inégalités: inégalités
Hommes-Femmes au travail sur les salaires, la précarité, la
responsabilité professionnelle…
3-- Le système français par répartition est trop
compliqué: trente-huit régimes différents.
Mais
au Royaume-Uni, le système par capitalisation est constitué de plus de
trois cent cinquante fonds de pension qui, souvent avec la crise
financière, conduisent à la ruine l’épargne des salariés!
4-- 1990: 9,5 millions de retraités, 2030: 21 millions
de retraités.
C’est
la spéculation financière qui est un poids mort pour l’économie, pas les
retraites: les pensions sont réinvesties dans l’économie parce que les
retraités consomment, comme tout salarié (alimentation, transport,
tourisme…), générant une activité locale productive d’emplois, et
contribuent à l’impôt (sur le revenu et TVA).
5-- Quatre actifs cotisaient pour un retraité en 1960,
deux actifs pour un retraité en 2010.
Mais
entre-temps la productivité du travail a augmenté de l’ordre de 3% en
moyenne par an, autrement dit un salarié produit 3% en moyenne de
richesses supplémentaires chaque année.
6-- Retraites: un coût qui augmente.
Les
plus de 60 ans représentent aujourd’hui 22% de la population, quand les
pensions représentent 13% du PIB (ensemble des richesses produites).
7-- Dans plusieurs pays d’Europe on part plus tard en
retraite.
Mais
il y a un transfert vers l’invalidité, qui représente environ 14% des
dépenses de prestations sociales en Suède et au Danemark, 13% en
Finlande, 9% au Royaume-Uni, contre 6% en France.
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Mise à jour le
mercredi 09 juin 2010
Sommaire de la page:
EXPRESSION DIRECTE FO > PRUD'HOMMES 2008 > DÉFENDRE
SON DROIT
23/03/2008 - Expression directe FO, vidéo de 5 minutes
Qu'est-ce que les Prud'hommes
15/06/2008: organisation
des élections prud'homales>mode d'emploi
08/06/2008:
La seconde guerre mondiale> Les forçats du STO
07/06/2008
- Vous avez gagné? Parlez-en! > Chantal Veillon, directrice d’un centre
de loisirs pour enfants à Saint-Denis d’Oléron (Charente-Maritime)
06/06/2008 - Prud'hommes 2008 > Inscription des
salariés involontairement privés d’emploi
28/05/2008 - 60 ans de lutte > L’acharnement des
mineurs
26/05/2008 - Vous avez gagné? Parlez-en! > Sabrina Yven
14/05/2008 - Prud'hommes 2008 > Pièces d’identité
exigées pour voter
14/05/2008 - L’inspection du travail > Les voltigeurs
de la république
13/05/2008 - Expression directe FO: Vous
avez gagnez, parlez en!
13/05/2008 - Vous avez gagné? Parlez-en! > Damien
Chalot, conducteur routier en hydrocarbures à La Motte-Servolex (Savoie)
26/04/2008 - Le mineur indomptable > La grève d'Anzin
29/06/2008 - Expression directe FO: Vous
avez gagnez, parlez en!
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